Fille (titre provisoire)

Conte musical et acrobatique

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Adaptation pour le jeune public de Fille de Rahel Hutmacher / Traduction Fernand Cambon
Editions Corti – collection Domaine Merveilleux, 2010

Création : décembre 2021, à la Cité musicale de Metz

– Direction artisique : Delphine Berthod
– Regard complice : Anna Briand
– Création musicale : Mélanie Gerber [LéLa Frite]
– Conte : Céline Marchal-Sant
– Acrobatie aérienne : Mathilde Clapeyron
– Création lumières : Nicolas Helle
– Scénographie : Mathieu Lecoutey | Haubane

Co-productions et soutiens :
Dieppe Scène Nationale (76), Cité Musicale de Metz – EPCC Metz en Scènes (57), La Machinerie Scène conventionnée d’intérêt national – Homécourt-Jarny-Mancieulles (54) /  Le Triangle – Huningue (68)
Production en cours


Fille s’ouvre sur un questionnement : est-ce que ma fille m’appartient ? Et la réponse est très claire : NON. « Elle ne t’appartient pas, elle ne t’a jamais appartenu. »
Le ton étant donné, la suite est une déclaration de liberté.

Écrit sous la forme d’un conte fascinant, ce récit nous invite à un huis-clos entre la mère & la fille. Nous suivons la construction complexe de l’être depuis la naissance jusqu’à l’âge adulte. Un cheminement initiatique, qui questionne l’éducation de l’enfant en tant qu’accompagnement à la liberté & à l’accomplissement de soi plutôt qu’apprentissage d’une norme ou façonnement d’un être « adapté ».

« Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l’état pur,
en état de splendeur à l’état pur, un jadis animal aussi intraitable que l’enfant incorrigible. »
Pascal Quignard, Le Monde.

Où il est question du monde sauvage & poétique,
du vent & de la neige,
de la nécessaire & impossible séparation,
du cadre & de l’informe,
de la maison & de l’ailleurs,
des formules & des talismans,
de la fuite & de l’attente.
Du lien.
De la mère & de la fille.


Conte visuel…

La scénographie sera constituée d’une structure métallique auto-portante en forme d’arbre. Elle est conçue et fabriquée par Mathieu Lecoutey / Haubane. Structure protéiforme habitée par le corps de l’enfant rebelle incarnée par Mathilde Clapeyron, elle évoluera au fil du spectacle pour accueillir les différents lieux & temps de ce récit.
La lumière & son contrepoint l’ombre seront travaillées de manière picturale avec différentes matières & objets, pour rendre tangible ce monde onirique.
Largement inspirées par les travaux d’illustratrices comme Mélanie Rutten, les formes & couleurs créées permettront apparitions-disparitions, évocations, invocations, illustrations, allusions etc.
Elles donneront forme, avec le son, à l’extérieur de ce huis-clos.

… et sonore !

Dans la prose de Rahel Hutmacher, tout est bref, ponctué par un certain rythme, unique, inimitable ; comme une respiration haletante, ce texte est une enfilade de variations musicales sur quelques motifs désespérément obstinés. Il sera porté la voix de Céline Sant.
L’univers sonore créé par Mélanie Gerber sera travaillé comme un tableau en interaction constante avec le texte dit. On y trouvera des sons, des bruits, mais aussi des mélodies dans une composition concrète faisant la part belle à la voix.
Entre langue maternelle & langue fabulée, en tendant l’oreille c’est tout un monde qui s’offre au spectateur…



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Quelques inspirations

Björk, Phil Minton, Colette Magny, Meredith Monk, Lionel Marchetti, Gendos Chamzyryn, Joanna Newsom… et bien d’autres…


« Car les contes sont des déclencheurs, des brèches pour des fuites, l’occasion de voyages mentaux au cours desquels s’abolissent les frontières entre l’humain, l’animal et le végétal, entre désirs et réalités. »
Pierre Péju, La petite fille dans la forêt des contes